En boutique, pour les jours ordinaires, on n’enseigne qu’une phrase : sur une personne vivante, le pan gauche d’un col croisé couvre le droit. Un mariage, les visites du Nouvel An, une salle des ancêtres, et tout jour où vous comptez sortir avec ce vêtement en tant que hanfu : la phrase suffit. Elle ne suffit pas à écrire une histoire du costume. Nous ne l’étendons pas à toutes les dynasties.
La limite de la phrase se dit d’abord. Ramener beaucoup de périodes à un seul sens, c’est pour que vous ne vous habilliez pas comme on habille un mort. C’est un raccourci, pas une expertise. Les livres classiques, les rapports d’archéologie et les tutoriels en ligne ne donnent pas toujours le même sens à youren et à zuoren, « pan droit » et « pan gauche ». Dans certains textes, le « pan gauche » s’emmêle en plus avec le costume d’autres peuples, et un slogan ne démêle rien. Ceux qui travaillent la question discutent encore de la façon dont le col croisé s’ouvrait vraiment selon les périodes. Si la question est de savoir s’il n’y eut jamais qu’une manière, la boutique ne peut pas le prouver.
À qui la phrase sert, à qui elle ne sert pas
Elle vous sert si vous avez acheté un col croisé, si vous allez voir des gens, et si vous ne voulez pas le croisement utilisé pour habiller un mort. Dans le miroir, le pan droit va d’abord contre le corps. Le gauche passe par-dessus. Sautez le droit et jetez seulement le gauche : l’encolure reste vide, et les liens n’ont rien contre quoi travailler. Posez d’abord le pan droit à plat, puis couvrez-le. L’encolure suit le cou : sans serrer la gorge, et sans s’ouvrir assez pour montrer une large bande du vêtement de dessous. Laisser dépasser un ou deux centimètres du col intérieur rend les couches plus lisibles. Ce n’est pas obligatoire. Suivez le croisement jusqu’au côté de la taille : le pan du dessus est votre gauche, le droit est dessous, et le côté n’est pas tordu en corde. Certaines pièces se nouent sur le côté, d’autres un peu à droite du milieu devant. Utilisez les brides de ce vêtement. N’enroulez pas les liens en un nœud dur dans le dos seulement pour qu’ils aient l’air symétriques.
Elle ne sert pas à un col rond, à une ouverture au milieu devant, ni à un col montant. Ce ne sont pas des cols croisés, et ce chevauchement ne s’y applique pas. Si un costume de scène ou un portrait de studio inverse le col pour l’image, la présentation doit dire que c’est un costume ou un dessin d’aujourd’hui, à part du fait de sortir vêtu ainsi. À des funérailles, si la famille a son propre arrangement, regardez la salle. Ne dirigez personne avec la phrase de tous les jours de la boutique.
Les cols croisés que nous vendons sont des vêtements faits maintenant. Le chevauchement suit l’usage d’aujourd’hui. Le tissu n’est pas un textile survivant d’une dynastie. Le polyester doit se fermer de la même façon. Bien fermé, cela reste un vêtement d’aujourd’hui. Le chevauchement n’en fait pas un objet ancien.
Pourquoi l’habit du défunt ferme dans l’autre sens
Le chapitre « Sang daji » du Liji dit que, à la petite toilette et à la grande toilette du défunt, les vêtements de sacrifice ne sont pas renversés, tous se ferment par le pan gauche, et les liens sont noués sans être laissés en bride ou en bouton qu’on pourrait défaire. Les commentaires traditionnels le lisent ainsi : on habille le mort à l’inverse de son vivant, parce que ces liens ne seront plus dénoués. La note de Zheng Xuan appelle cela « contraire au temps de la vie ». Si une personne vivante ferme exprès un col croisé de tous les jours dans ce sens, le milieu du hanfu le traite comme une chose qu’on ne fait pas, et à un mariage, au Nouvel An ou dans une salle des ancêtres cela se lit comme une inconvenance.
Le passage parle de l’habillement funéraire. Il ne dit pas que chaque vêtement, à chaque dynastie, ne pouvait s’ouvrir que dans un seul sens.
L’encolure se voit avant le motif
Dans une occasion formelle, ne portez pas le vêtement de dessus à même la peau. S’il fait chaud, celui de dessous peut être fin, mais ne le supprimez pas. La sueur va droit dans le fil de broderie, et le tissu de dessus sur la peau est désagréable. Avant de vous asseoir, lissez de la main l’ourlet de derrière et gardez les genoux joints ou un peu de biais, pour que le pli ne soit pas assis en un faux pli dur. Quelle main passe dessus dans un salut dépend de l’occasion. À des funérailles ou dans un rite, regardez ce que font les autres. Ne l’inventez pas.
Si le vêtement est trop grand, ne croisez pas les pans jusqu’au dos pour le faire tenir. Cela tord la pièce entière et tient plus chaud. Changez de taille, ou reprenez un peu aux brides latérales laissées par l’atelier. S’il est trop petit, ne forcez pas la fermeture du haut. Une ride horizontale de tension sur la poitrine se voit plus mal qu’une encolure un peu lâche.
À la porte, levez les bras une fois et penchez-vous une fois. Si le pan gauche se relève et montre l’envers du droit, resserrez les liens, ou laissez le vêtement de dessous couvrir cette fente. En vous penchant, l’encolure ne doit pas s’ouvrir en un trou. Cela sert davantage qu’inventer sur place un chevauchement « plus ancien ».
Le lien trompe le miroir. Pour que le pan gauche reste dessus, le nœud est d’ordinaire un peu à droite du milieu devant, ou sur la bride latérale laissée par l’atelier. Déplacez le nœud sur le côté gauche de la taille, et le pan gauche lâche. Cela a l’air inversé. C’est le nœud qui a bougé. Remettez le nœud sur la bride de ce vêtement, puis jugez la gauche et la droite.
Dans une réunion d’amis, sans salle des ancêtres et sans mariage, personne ne mentionnera forcément un col inversé. Si la présentation dit « porté à la manière traditionnelle », ne l’inversez pas. Une réunion et un rite ne sont pas la même chose. Nous ne disons pas non plus qu’une fête autorise à l’inverser tout en continuant à appeler cela la coutume. Une photo de scène qui l’inverse doit dire que c’est un costume. Sorti en tant que hanfu, le pan gauche reste dessus.
Connaître le mot youren, et ne pas regarder quel pan est dessus, laisse le vêtement mal fermé. Une image ancienne au col inversé, ou une photographie de costume d’un autre peuple, n’est pas un ordre que tout hanfu doive se fermer ainsi. Demandez de quand date l’image, et de quel vêtement il s’agit. Un col fermé dans le sens habituel a encore l’air négligé si le tissu est froissé et si l’encolure bâille.